___Bande à part. J'ai entendu cette chanson plusieurs fois, avant de l'écouter, de la comprendre. Et là, j'ai été énervée, contre moi-même, déçue, et triste. Cette chanson, c'est la preuve tangible de ce que je ne voulais pas voir, pas savoir. c'est la fin. La fin d'une aventure. La fin, pour moi, de trois années passées à rêver sans agir. Je les ai loupés au moins deux fois, par laxisme.Parce que je voulais encore y croire. Me dire que ce n'était pas ma dernière chance. Même aujourd'hui, j'espère encore une reformation, dans dix ans. Parce qu'à ce moment là, je ne les louperai pas, promis. Je serai là, au premier rang, à en prendre plein la gueule et plein les oreilles. A ce moment là, je cesserai de râler devant mon MP3 quand j'entendrai une chanson de 28, capucine, ou une autre. Ce jour-là, ce sera mieux qu'en rêve. Mais j'ai encore quelques années à imaginer, pour ne peut-être jamais le vivre. Pourquoi faire ça maintenant? Pourquoi n'avoir pas fait de concert d'adieu dans le sud? Je leur en veut, je m'en veut, c'est un peu la faute à tout le monde. Restent six disques, à écouter sans relâche. Pour se faire du mal, pour se faire du bien. Pour rêver à quel point ça aurait pu être merveilleux. Pour se rappeler.
Mon centième article, je le leur dédie, à eux, Matmatah, qui resteront à jamais dans mon coeur, une bande à part.
MERCI