meme si je sais pertinemment que personne ne le lit, et que donc c'est inutile de le mettre, ca me fait quand meme plaisir. alors je le met, en espérant encore d'avoir des répercussions...
De mon expédition, il ressort des clichés plus ou moins extravagants et une hilarité incontrôlée devant un paquet de chips « goût salé ». aujourd'hui, tout est tellement transformé et illusoire que même le sel des chips n'est plus qu'un arôme, un ''E'' je ne sais combien dans la liste des ingrédients. Comme si on nous vendait un steak ''goût b½uf''. Ces deux mots, ''goût salé'', me font réaliser à quel point le consommateur est pris pour un con dans nos sociétés actuelles. Et cela me rend encore plus perplexe de voir que ça marche. Je m'en amuse, et en même temps, j'ai peur de voir jusqu'à quel point ira l'absurdité de la publicité, et jusqu'où le consommateur suivra. Et j'ai bien peur qu'il aille jusqu'au bout. Le marketing, aidé de la politique, cherche à former un troupeau de moutons formatés à ne plus réagir à des slogans tels que ''goût salé'', un troupeau qui suive quoi qu'il arrive, un troupeau qui achète ce que la télévision lui dit, que ce soit en nourriture, musique ou hommes politiques, un troupeau qui réfléchi seulement pour choisir pour le film du dimanche soir entre la une et la deux.
Autrefois (c'est marrant, ''autrefois'', ça fait époque reculée, alors que c'était il y a à peine quinze jours), de telles idées m'auraient faites bouillonner de rage, sachant qu'il aurait été mal venu de les exposer. Aujourd'hui, elles ne sont plus qu'un arrière goût désabusé au fond de ma bouche. Comme si le f ait de pouvoir les exprimer m'avait ôté l'envie, le besoin de le faire. Comme si j'avais sur le monde un regard objectifs comme seuls ceux qui n'en font pas partie peuvent avoir. Enfin, objectif...toujours est-il que je n'appartiens pas à ce monde. Plus de l'univers londonien que j'ai toujours connu, pas tout à fait de ce nouveau monde que je me dois d'explorer. Je suis en transition. Une sorte d'apatride qui ne cherche pas de nation.
Mais qu'est ce que je raconte ? bien sur que si, je cherche !! je ne fais même que ça, de chercher !! mais, merde, avoue que la solitude, ça commence à te peser, quand même ! regarde, tu es même en train de te dédoubler pour avoir l'impression de parler à quelqu'un d'autre qu'à toi même. Tu es pitoyable. Tu te donne un style ''je-vais-bien-j'ai-besoin-de-personne'' alors que tu refoule ton besoin de compagnie. Tu fais comme si ton ancienne vie était restée derrière toi alors que tu ressasses sans cesse ces souvenirs. Tu es un lâche. Tu as fui ce que tu ne pouvais affronter et tu te persuades que c'est le bon choix. C'est d'ailleurs ta technique de combat préférée, la fuite, non ? C'est comme ça que tu as toujours fait, n'est ce pas, alors pourquoi changer ? allez, répond, toi qui te donnes des airs ''je-suis-blasé-j'ai-déjà-tout-vu'', vas-y, défend-toi !! tu vois bien ,tu en es incapable, tu ne t'es jamais défendu, tu as toujours fui. Mais riposte, bon sang, pour une fois, répond à ces accusations, dis que c'est des insanités, que tu as du courage, allez, un petit effort !
C'est bon. C'est bon ! C'EST BON !!!
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